1945 - SAUMUR EN RUINES

Le 3 septembre 1939, la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne nazie. Dans un premier temps et jusqu'en mai 1940 rien ne change vraiment pour notre pays, dans cette période dénommée "la drôle de guerre". Ensuite les choses s'accélèrent. Le 18 juin 1940 les troupes ennemies sont aux portes de la ville. Saumur a été déclarée ville ouverte par les autorités, mais les militaires de l'école de cavalerie ne peuvent se résoudre à se rendre sans combattre et décident de s'opposer à l'avancée de l'occupant. Ils organisent un front de résistance sur 30 kilomètres entre le Thoureil et Candes espérant contenir les Allemands au nord de la Loire.
Arrivant de Château-la-Vallière et Noyant, les troupes de la Wehrmacht tentent d'entrer dans la ville par le Pont Napoléon. Pour les en empêcher, les militaires français le font sauter dans la nuit du 18 au 19 juin.
Le viaduc du chemin de fer et le pont Cessart, minés eux aussi sautent dans la journée du 19 juin. Puis ceux des Rosiers, de Gennes, de Montsoreau.

Les 550 élèves de l'École de cavalerie et tous les soldats présents à leurs côtés : 240 élèves du Train des équipages, 360 soldats de divers centres d'instruction aux ordres du capitaine de Cadignan, 80 hommes commandés par le capitaine de Monclos, 200 fantassins et mitrailleurs du 13ème régiment de tirailleurs algériens, des cavaliers du 19ème régiment de Dragons, le groupe franc motorisé du capitaine Neuchèze, l'escadron de reconnaissance du capitaine Gobbe, 350 hommes du bataillon d'infanterie de St Maixent se battent de toutes leurs forces, mais ils sont trop peu nombreux face à l'ennemi. 2500 hommes équipés de 24 blindés et de 33 pièces d'artillerie côté français, 40 000 hommes équipés de 150 blindés et de 300 pièces d'artillerie côté allemand. (source des informations) 

Les Stukas de la Luftwaffe pilonnent nos positions, nous n'avons aucun avion pour nous défendre,
le combat est inégal.

Malgré la combativité des Français, un escadron motorisé de la Wehrmacht ayant franchi la Loire sur le pont de Port-Boulet resté debout après plusieurs tentatives de destruction, entre dans Saumur le 21 juin.
Des ponts de bateaux jetés sur le fleuve permettent également aux soldats de l'infanterie allemande d'investir la ville.

La bataille de Saumur aura duré trois jours. Elle est perdue mais l'honneur est sauf.



Suivra la période d'occupation qui durera 4 ans.

En 1944 avec l'annonce du débarquement allié, la Résistance lance une grande opération sur tout le territoire, visant à déstabiliser l'occupant.

De juin à août, les bombardements des forces anglo-américaines réduisent les installations et les immeubles à l'état de ruines, causant le trouble dans la population fatiguée par quatre années d'oppression.

Les principales cibles visées sont la gare, les trains, le viaduc du chemin de fer et le tunnel. Ces bombardements massifs sont imprécis et les quartiers de la Croix Verte, des Ponts et de Nantilly seront très sérieusement touchés dans ces opérations qui feront plusieurs dizaines de morts et de nombreux blessés. 




E
n abandonnant la ville en août 1944, les troupes d'occupation détruiront les ponts encore debout à Bagneux et à Saint-Hilaire-Saint-Florent.

La ville
est libérée le 30 août 1944



Vu dans "Le Courrier de l'Ouest"



       
Lire l'exposé sur la défense de Saumur dans le site : www.anac-fr.com
J’ai vu mourir les cadets de Saumur, par Jean Ferniot :  lire

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Création : 27-03-2007 — Dernière mise à jour :  10-02-2012